Poésie
La maladie de l'oubli.
Sophie
Val
Bientôt sept ans que cette maladie,
Nous fait souffrir, ainsi que toi, mamie.
Cette horrible maladie,
Te fais oublier tous tes souvenirs.
Tu viens de perdre ton mari,
Et tu ne sais déjà plus qu'il est
parti.
A son enterrement tu as sourit,
Croyant être à une réunion de
famille.
Depuis le début de ta maladie,
Je crains sans cesse que tu m'oublies.
Il y a deux jours tu as pleuré,
En prenant sur moi, je fus la seule à te
consoler.
Lorsque tu l'as vu,
Dans cette sombre pièce tu as cru,
Que cet homme , Robert,
Etait ton père.
Tu as aussi pleuré ce jour
là,
Croyant que cet homme là,
Etait un ami de longue date.
Lorsque nous t'avons embrasser pour te
consoler,
Tu as été bouleversé,
Car tu croyais que tout le monde partait,
Mais tu avait déjà
oublié,
Que c'était ton mari qui partait,
Dans un monde j'espère de toute
beauté.
Dans quelques joursnous serons
obligés,
De t'amener dans une maisn pour te
reposer,
Avec des gens comme toi, qui j'espère vont
t'aimer.
En tout cas je te promets de ne jamais
t'oublier,
Pas comme certains qui se sont
écartés,
Et qui qui revenaient quand ça les
arrangeaient,
De peur d'être
déshérité.
A cause de cette maladie terrible,
Je ne souhaite qu'une chose horrible,
C'est que ta vi soit bientôt finie,
Avant que tu ne perdes complètement ton
autonomie.
Car je t'assure qu'il est très dur,
De voir sa grandmère mourir
lentement,
Alors que sa maladie progresse rapidement,
Sans s'en rendre compte évidemment.
Même si tu es encore en vie,;
Je crois que tu es déjà
partie,
Avec ton mari chéri.
Car ton horrible maladie,
A la mort de ton mari,
N'a cessé de te faire oubliier,
Quelle femme, mère et mamie,
Tu étais.
Quand j'étais petite,
Je croyais que tu rabachais,
Pour le plaisir de nous parler.
Et malheureusement en grandissant,
J'ai compris qu'en viellissant,
Tu partirais en nous oubliant.
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